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Vendredi 14 juillet 2006

Précarisation toujours plus grande des étudiants

Dans une lettre envoyée aux recteurs jeudi 29 juin, le ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien, a précisé le montant des droits d'inscription dans les établissements d'enseignement supérieur pour l'année 2006-2007.

L'UNEF dénonce une hausse sans précédent des frais d'inscription, qui ne sera pas sans conséquence sur la situation financière des étudiants. En moyenne, on observe une augmentation de 4,9%, toux cycles confondus. La licence passe de 156 à 162 euros, le master de 199 à 211 euros, et le doctorat de 305 à 320 euros. A cela s'ajoute l'augmentation de la cotisation obligatoire au régime de sécurité sociales, de 186 à 189 euros, et l'augmentation du ticket RU, de 2,70 à 2,75 euros.

Une fois de plus, le ministre de l'éducation nationale ne semble pas prendre la mesure de la gravité de la situation sociale des étudiants, ni tirer les leçons de l'exceptionnelle mobilisation des étudiants contre le CPE. Avec 800 000 étudiants obligés de se salarier pour financer leurs études, 100 000 étudiants sous le seuil de pauvreté, et une présence très faible des enfants d'ouvriers et d'employés en Master 2 (3%), cette nouvelle augmentation, plus forte que l'inflation attendue, risque forte de pousser nombre d'étudiants à mettre fin, prématurément, à leur cursus universitaire, ou à s'endetter.

L'augmentation plus forte pour le master et le doctorat conduite à ce que l'accès aux études longues soit de moins en moins accessible aux couches sociales défavorisées.

Aujourd'hui, les étudiants attendent du ministre qu'il s'engage vers la voie d'un réengagement massif de l'Etat dans l'enseignement supérieur, qui doit se traduire avant tout par la suppression de tous les frais illégaux que les universités font payer indûment à leurs étudiants.

Enfin, il faut rappeler que les Présidents d'Universités ont la possibilité d'exonérer 10% des étudiants inscrits dans leur établissement. L'UNEF ne manquera pas de le répéter, afin que les étudiants les plus défavorisés puissent en bénéficier.

Par Paris 2 - Publié dans : Vie étudiante
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Commentaires

Sur les droits de scolarité, je suis comme vous opposé à leur augmentation. Mais quid de leur progressivité? J'ai eu récemment une polémique avec l'UNEF Sciences-Po sur ce sujet :
http://agitlog.zeblog.com/148766-lettre-ouverte-a-mes-camarades-de-l-unef/

ainsi que
sur l'allocation d'autonomie proposée par l'UNEF:
http://agitlog.zeblog.com/150097-lettre-ouverte-a-mes-camarades-de-l-unef-suite-a-propos-de-l-allocation-d-autonomie-individualisee/

Bien à vous.
Commentaire n°1 posté par Nicolas le 28/02/2007 à 19h53
Je suis d'accord, il faut que les universités baissent leurs frais de scolarités car cela amènerai à une éducation proposer aux plus aisés et laissant de coté les plus défavorisés ne leurs permettant pas d'évoluer socialement. La première preuve d'égalité d'une République est l'égalité de ses citoyens. Si les frais continue d'augmenter, les étudiants du prolétariat peuvent dire adieu a des espoirs d'évoluer par le biais du système scolaire.
Commentaire n°2 posté par Sathya le 10/01/2008 à 22h24

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