Communiqué de presse de l’UNEF Paris 2
Mercredi 5 avril
Le débat sur le CPE dérange… du côté de l’extrême droite
Mardi 4 avril, journée de mobilisation nationale, l’UNEF Paris 2 avait demandé à organiser une Assemblée Générale d’information et de débat sur la question du Contrat Première Embauche.
L’administration de l’Université, notamment par la voix de la Présidente de l’Université, Mme Jacqueline DUTHEIL de la ROCHERE, avait refusé de nous donner l’autorisation de tenir l’Assemblée Générale, pour des raisons encore inexplicables aujourd’hui.
L’UNEF Paris 2, considérant l’enjeu trop important, a décidé d’organiser malgré tout, comme dans l’ensemble des universités de France, une réunion sur le CPE, sur le parvis de l’Université.
Quelques secondes après le début de cette réunion, le responsable du RED (Rassemblement Etudiant de Droite, rassemblant de nombreux militants d’extrême droite) a violemment agressé la responsable de l’UNEF Paris 2 qui animait l’Assemblée Générale.
Après avoir été écartés par plusieurs étudiants présents, les militants d’extrême droite, massés à l’extérieur de l’Université, munis de casques et bâtons, chantant les slogans d’anciens mouvements néo-nazis, ont jeté des œufs sur l’ensemble des étudiants présents à l’Assemblée Générale.
La responsable de l’UNEF Paris 2 a porté plainte pour coups et blessures, ayant entraînés une Incapacité Totale de Travail (ITT) de 2 jours.
L’UNEF dénonce fermement l’attitude du RED. Ce mouvement n’a pas sa place au sein des nos Universités. Refusant tout débat, le RED doit être condamné.
Une sanction claire doit être prise contre le responsable de l’agression à l’encontre de la responsable de l’UNEF.
D’autre part, le refus catégorique de l’administration d’autoriser l’assemblée générale n’a fait que tendre l’atmosphère sur l’université. L’administration, en refusant tout débat démocratique et serein au sein de l’institution universitaire, légitime indirectement les militants d’extrême droite, leur permettant d’empêcher la tenue de débats.